American Rhapsody


 
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[Krazy Kitty sur Twitter]

Dimanche, décembre 13 2009

Damn Canadians, hey

Les Canadiens étant les Belges des Américains, ils ont eux aussi leur « une fois » de fin de phrase, qui par chance n'est pas « once » mais « hey ». De même que je n'ai que très rarement entendu le terme dans la bouche de Belges (et la dame de l'appartement du dessus était Belge et assourdie par l'âge donc hurlante pendant toute mon enfance), je n'ai pas entendu un seul Canadien finir sa phrase par « hey ».

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Samedi, décembre 5 2009

Ma cabane au Canada

J'ai fini et fait imprimer mon poster (dans la mauvaise taille, celle dont je ne suis pas sûre qu'on la laisse passer en cabine, alors que l'idée de me séparer du précieux tube pour le confier aux mains expertes dans l'art d'égarer ou d'abimer les bagages de ma compagnie aérienne favorite).

J'ai imprimé les papiers à lire dans l'avion (wishful thinking, quand tu nous tiens) pour pouvoir écrire le rapport que je dois remettre moins de vingt-quatre heures après mon retour.

J'ai fait signer le joli formulaire qui dit que oui, mon université m'attend bien à mon retour, allez, soyez pas chiens, laissez passer la demoiselle.

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Mardi, novembre 3 2009

Plaisir des yeux

Les photos de Pétra sont . Moins de deux mois après le voyage. Que demander de mieux ?

Trésor

Mercredi, août 12 2009

Vous prendrez bien un peu de désert (de Judée) ?

Mes jeux de mots ne s'arrangent peut-être pas mais au moins celui-là n'est pas accompagné d'une ritournelle et c'est déjà pas mal.

Vous allez être très déçus, je le sais, cette excursion-là s'est drôlement bien passée. Je me suis très bien entendue avec la seule autre française et nous avons papoté entre nous le plus clair du temps, ce qui a eu le grand avantage de tenir relativement à distance le gros beauf brésilien du groupe (un espèce de type tout en sueur, rires gras, plaisanteries grivoises et regards concupiscents : un poème, un rêve, un prince charmant, un preux chevalier sur sa blanche monture).

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Vendredi, août 7 2009

En Galilée (comme les Rois Mages)

Car oui, je suis généreuse et toujours prête à partager, et il n'y a pas de raison que je sois la seule à avoir Sheila dans la tête depuis deux semaines. En alternance avec Oh When the Saints parce que les quatre premières notes sont les mêmes (dans mon interprétation du moins ; à vérifier ; mais je n'en ai pas vraiment le courage).

Allez, va, un coup de main. Et attention, il y a une version espagnole (increible!):

J'ai donc remis ça. Le voyage en groupe, je veux dire. Et j'ai encore une fois rencontré des gens fascinants et prêts à donner du grain à moudre à ma misanthropie galopante.

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Mardi, juillet 7 2009

Voyage à Haïfa

Lundi. Je me lève à une heure encore un peu plus indécente qu'à l'habitude. Dans le brouillard qui enveloppe mon cerveau, j'essaye de comprendre pourquoi tous ces gens hurlent dans la radio. L'Iran ? Non, pas possible, l'Iran ne fait plus les nouvelles depuis, ouh là, au moins dix jours. Le Honduras ? Ah, bah non, c'est Wimbledon. Suis-je bête !

Je prends le bus jusqu'à l'arrêt que je sais desservir une gare ferroviaire en plus de la gare routière que je commence à bien connaitre, puisque j'y passe deux fois par jour sur le trajet du boulot. J'ai cru comprendre que la gare devait se planquer un peu au nord, la-bas derrière les bus ; c'est bien le cas, bien que j'aie quelques instants de panique en ne la voyant pas. Un sommaire passage de mon sac aux rayons X et de ma personne par un portique détecteur de métaux plus tard, je prends un billet aller-retour pour Haïfa. Trouver le bon quai est l'affaire de quelques minutes (Haïfa n'ayant pas le bon gout d'être le terminal) et bientôt je m'installe dans un train ressemblant fortement à un RER un peu abimé, a l'exception des sièges, larges et confortables. (Larges, c'est-à-dire, par comparaison aux sièges d'avion en classe économique qui me font frémir d'un sentiment de luxe quand j'installe mon auguste popotin en seconde dans un TGV, chose qui ne m'était jamais venue à l'esprit avant de devenir une habituée des voyages par voie aérienne.) De l'autre cote du carré où je prends place s'installent deux jeunes militaires en uniforme, fusil d'assaut compris (alors certes je suis nulle en armes à feu et ce n'est peut-être pas un fusil d'assaut mais ça a le même genre de gueule peu plaisante). Je ne suis toujours pas habituée à ça... et j'espère ne pas m'y faire, au fond.

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Samedi, juillet 4 2009

Week-end à Tel Aviv

Avant-propos Pour les histoires et les longues phrases un peu embrouillées, c'est ci-dessous. Pour les zolies nimages, c'est sur Flickr que ça se passe.

Ce qui me surprend le plus, probablement, à Tel Aviv, c'est d'y être si peu dépaysée. Le choc culturel me parait bien moindre que celui que j'ai subi en arrivant en Californie ; peut-être parce que je me suis habituée à ne pas tout comprendre à ce qui se passait autour de moi ; peut-être aussi parce que Tel Aviv est une ville à la fois très européenne (avec un soupçon d'américanisme) et très « méditerranéenne du sud » et que j'y retrouve énormément de choses connues (bien qu'elles manquent parfois du son du muezzin à mon habitude).

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Lundi, juin 22 2009

Premières impressions

Tel Aviv ressemble exactement à ce à quoi je m'attendais. Une ville méditerranéenne, avec sa chaleur et son humidité, ses bâtiments un peu délabrés, ses rues un peu crades, ses chats errants efflanqués, ses magnolias, bougainvillées, bananiers et autres palmiers, les gens qui crient dans la rue et les terrasses de cafés.

Là, voilà, comme ça :

TelAviv01.jpg

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Dimanche, avril 19 2009

Je schtroumpfe pas les aéroports

« Je n'aime pas voler », me confiait la dame assise à côté de moi dans le vol Tampa-Dallas, probablement pour justifier ses deux vodka-orange à dix heures du matin. Moi, j'adore ça. Voler, pas la vodka-orange (je préfère vodka-pamplemousse ou vodka-cran), et surtout pas à dix heures du matin. Je supporte assez bien les turbulences, même quand ça tangue suffisamment pour que le pilote intime aux hôtesses de l'air de rester assises. Je n'ai pas peur de m'écraser au sol (et pourtant, je connais personnellement quelques ingénieurs aéronautiques et je me demande bien pourquoi je fais confiance à leur corps professionnel pour fabriquer des avions qui ne tombent pas en morceaux en plein vol). En dehors des gens qui ronflent, des gamins qui crient, des portes des toilettes qui s'ouvrent et se ferment continuellement, la seule chose qui me crispe est l'atterrissage. Je n'ai jamais compris pourquoi, dans les contrées nord-africaines ou moyen-orientales, les passagers applaudissent quand l'avion touche le sol ; ne savent-ils pas qu'on a encore largement la possibilité d'aller s'empaler dans un bâtiment ou de tomber à l'eau si la configuration de l'aéroport le permet ?

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Mardi, janvier 13 2009

Dans les rues de Paris (fleurit une chanson)

Lundi, je fus prise d'un grand coup de blues. Alors je suis allée faire un tour du côté de mes balades adolescentes.

Ce qui ne fut pas bien difficile car je les ai empruntées récemment, aussi bien seule qu'en excellente compagnie, ces rues de Paris dans lesquelles je trainais plus jeune au lieu de plancher ma physique. (Je détestais la physique. Sauf l'optique, la thermodynamique et peut-être l'électromagnétisme par jour de grand vent.) A l'époque, les pellicules coûtaient cher, le développement aussi, et je prenais rarement mon appareil photo. Mais cet hiver, surtout quand c'était seule que j'arpentais la ville et ne me risquais à aucune impolitesse, j'ai gardé une main crispée sur mon appareil numérique.

Images.

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En ce moment

Je lis

Terry Pratchett, Tonino Benacquista, Marguerite Duras (mais pas tout en même temps).

J'écoute

Minor Majority, Of Montreal, Nina Simone, Angelfish, Léo Ferré, The National, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Absynthe Minded, Mozart, Stamitz, Bill Evans, The Asteroid Galaxy Tour.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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