American Rhapsody


 
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[Krazy Kitty sur Twitter]

Jeudi, janvier 28 2010

Il n'y en a pas d'autres comme ça

Civil disobedience is not our problem. Our problem is civil obedience. Our problem is that people all over the world have obeyed the dictates of leaders…and millions have been killed because of this obedience…Our problem is that people are obedient allover the world in the face of poverty and starvation and stupidity, and war, and cruelty. Our problem is that people are obedient while the jails are full of petty thieves… (and) the grand thieves are running the country. That’s our problem.

Notre problème n'est pas la désobéissance civile. Notre problème est l'obéissance civile. Notre problème est que partout dans le monde des gens ont obéi aux dictats de leurs dirigeants... et des millions de gens ont été tués à cause de cette obéissance... Notre problème est que partout dans le monde les gens obéissent en dépit de la pauvreté et de la famine et de la stupidité, et de la guerre, et de la cruauté. Notre problème est que les gens obéissent alors que les prisons sont pleines de petits délinquants... (et) les grands voleurs dirigent le pays. C'est là notre problème.

Finalement, on[1] a vite arrêté de parlé de l'atrocement mal nommé dernier-né d'Apple. On a à peine évoqué le premier discours sur l'état de l'Union de Barack Obama. Et on a causé d'Howard Zinn, longuement. Une certaine Amérique est en deuil. Pour mieux comprendre pourquoi, on peut aller lire chez Article XI.

Interlude. Un peu moins de vingt-quatre heures s'écoulent.

What really knocks me out is a book, when you're all done reading it, you wished the author that wrote it was a terrific friend of yours and you could call him up on the phone whenever you felt like it.

Ce qui me met vraiment K.O., c'est un livre dont vous aimeriez, lorsque vous l'avez fini, que l'auteur soit un terrible copain à vous, de manière à pouvoir l'appeler au téléphone quand vous en avez envie.

Il vivait pourtant reclus et maintenant c'est foutu, il ne sera jamais un terrible copain à moi. Une autre (mais pas si différente) Amérique est aussi en deuil, à cela près que Jerome David Salinger n'avait plus publié depuis environ quarante-cinq ans (à l'époque de la création de mon Université Jolie et de l'indépendance de Singapour) et n'avait pas adressé la parole à la presse depuis 1980. Pour mieux comprendre pourquoi, je crois qu'il n'y a plus qu'à aller se procurer une copie de L'Attrape-cœur ou, si la hype est un peu trop pour vous, de Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers dans la librairie la plus proche.

Notes

[1] Mon cercle d'amis ; pas les gens en général, faut pas pousser non plus.

Jeudi, janvier 21 2010

Another choo-choo rain

(Bande son)

Lecteur, liseronne, je te délaisse, c'est une honte.

C'est que, que veux-tu, on a à peine passé sous silence l'anniversaire de l'inauguration du premier président noir des Stazunis de l'Amérique (à l'époque où on croyait encore au père Noël et à l'idée qu'il était possible de réformer les choses en ayant une assemblée, un sénat et un président tous du même parti), que 2010 part déjà à vau-l'eau.

Littéralement.

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Dimanche, octobre 25 2009

Allez vous faire piquer, et plus vite que ça

Mes petits, vous me peinez.

Je croyais qu'il n'y avait qu'aux États-Unis que les théories anti-vaccins fleurissaient et s'épanouissaient avec entrain. Mais force est de constater, d'articles de journaux en billets de blogs, et de conversations en conversations, que les Français se méfient aussi. Le Français se méfie, c'est bien connu, il râle, aussi, et il est tout le temps en grève. Et le Français préfère prendre ses décisions médicales après avoir écouté sa coiffeuse ou sa boulangère plutôt que de faire confiance à son médecin, qui ne cherche qu'à l'arnaquer, c'est bien connu.

Le Français me fatigue, pour tout dire.

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Lundi, septembre 28 2009

Chère Madame La France

Madame,

Si je voulais continuer de couler mes jours, paisiblement, aux États-Unis, en surveillant d'un coin de l'œil les sénateurs se mettre sur la gueule pour débattre de si oui ou non c'est une bonne idée de donner aux gens l'accès à des soins pour lesquels ils n'ont même pas payé, les sales pauvres, je pourrais.

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Vendredi, septembre 25 2009

Comme une manif aux Zamériques

Je dis du mal des manifestations américaines. C'est mal. Ils ont beau dire que les Français ne foutent rien qu'à défiler dans la rue au lieu de travailler plus pour gagner moins et ne pas avoir de couverture santé, ils savent se démerder quand ils y mettent le cœur. Les images qui me viennent à l'esprit remontent à la guerre du Vietnam, certes, un petit peu d'Irak, allez, et oublions les teabaggers deux minutes si vous le voulez bien. Mais ce n'est pas une raison.

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Lundi, mai 25 2009

Youhou ! Y a quelqu'un ?

Il faut bien admettre que la dernière campagne électorale que j'ai vécue était particulièrement grandiose, étant celle des élections présidentielles américaines. Alors, oui, depuis, y a eu une série de référendums en Californie dans le but d'approuver ou non des mesures visant à sauver l'État de la noyade, mais je n'ai presque rien vu passer ; non seulement les idées étaient peu remarquables, mais en plus personne ne s'est vraiment soucié de les défendre ; la seule qui soit passée est celle qui punit les élus plutôt que de taxer le contribuable, en leur refusant (aux élus), en cas de dépassement de budget, leur habituelle augmentation, le tout pour une magistrale économie de quelques centaines de milliers de dollars, ce qui est quand même négligeable face à un déficit de quarante-deux milliards de dollars ; enfin, personnellement, j'ai l'intention de me plaquer les mains sur les oreilles en criant très fort « la la la la je n'ai qu'à tenir jusqu'en 2010 » et je pense qu'Arnold va en faire exactement de même (mais en ricain).

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Samedi, janvier 24 2009

Chère Pascale P.

Le Monde.fr a une nouvelle rubrique intitulée « Chroniques d'abonnés ». Je ne sais pas s'il suffit d'être abonné pour pouvoir chroniquer, ou si un éditeur se charge de tailler dans la masse. Toujours est-il qu'intriguée par le regard de la France sur les élections américaines, j'ai lu la chronique Obamania et racisme d'une certaine Pascale P., historienne.

Chère Pascale P., dire comme vous le faites que « parler de [l'élection de Barack Obama] comme historique en raison de sa couleur de peau relève tout simplement du racisme » relève tout simplement d'une profonde ignorance de la société et de l'histoire américaines (et blanches en général). Sans parler d'un déni de la réalité assez impressionnant.

C'est tout. (Je voulais touitter mais je n'ai pas réussi à faire rentrer mon indignation en 140 caractères.)

Mercredi, octobre 15 2008

Symboles

Manifestement, l'événement du jour dans la presse (et la blogo-touito-sphère) française n'a rien à voir avec les fluctuations du Dow Jones Industrial, mais, tout à voir, cocorico, avec une sombre histoire de sifflage de la Marseillaise lors d'un match de foute. Histoire relatée avec une qualité toute relative par Libération.fr, dont les articles qui ne sont pas des ressucées directes d'AFP ou de Reuters sont de plus en plus déplorables, je cite :

Mais ce soir, tout a été fait pour éviter de revivre ces épisodes : les joueurs des deux équipes ne font pas leur entrée l’un après l’autre, comme ils le font habituellement, ils le font de façon alternée : un Français, un Tunisien, etc. Et posent dans cet ordre aléatoire sur les photos.

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Dimanche, juin 1 2008

Sensationalisme quand tu nous tiens

A propos de l'histoire du mariage annulé parce que la mariée n'était pas vierge et dont tout le monde fait des gorges chaudes, au point que je n'ai nul besoin de lier vers un article.

Ce mariage n'a pas été annulé parce que la non-virginité de la mariée est considérée comme un motif valable par la loi française, mais parce que son manque d'honnêteté délibéré au sujet d'un élément jugé fondamental (et condition sine qua non de son consentement[1]) par son futur mari l'est. Rappelons au passage que les deux parties, y compris la jeune femme, étaient d'accord sur le sujet de cette annulation.

On peut s'énerver tout ce que l'on veut sur le fait que la virginité puisse encore être considérée (que la raison en soit religieuse[2], culturelle, ou autre) comme indispensable à former une union réussie.

Mais du fait que la loi française permet d'annuler un mariage dont l'une des bases fondamentales, non aux yeux de la société / loi / justice française mais dans le cas particulier de ce mariage particulier formé de deux époux particuliers (dont il se peut parfaitement que l'un soit un con et l'autre une menteuse), je ne vois pas de raison de se pâmer et de s'indigner sur la vilenie du système.

Et puis pour ceux qui râlent qu'il est plus facile de prouver la virginité d'une femme que celle d'un homme et que donc ce n'est pas égalitaire : la « première fois » n'est pas nécessairement sanguinolente et les reconstructions d'hymen, pour stupides et ridicules qu'elles soient, existent bel et bien.

Oh, puis allez donc débattre (ou tout du moins lire) chez Embruns, qui résume tout bien et lie plein de billets et d'articles de qualité sur le sujet, tout ce tintouin me fatigue.

Notes

[1] Ce qui est si la définition du terme de « qualité essentielle », une qualité dont la connaissance est déterminante au consentement de l'un des époux

[2] Il n'y a pas que chez les musulmans que ça arrive, et que les associations chrétiennes de promotion de l'abstinence jusqu'au mariage croissent et se multiplient.

Jeudi, mai 29 2008

Mes nouveaux amis, Ann et Alexander

Avant d'ouvrir le journal de l'université dans un grand moment de désœuvrement (comprendre : en attendant un bus), je n'avais qu'une très vague idée de qui Ann Coulter pouvait bien être. Une nana qui écrit des chroniques, ou des bouquins, ou des commentaires sur l'actualité. Ce genre de truc, quoi. Le fait qu'elle soit très très conservatrice et provocatrice m'était complètement passé à côté ; et je n'avais même pas vu d'annonce pour la conférence qu'elle a donnée sur le campus, sujet de l'article que j'avais devant les yeux, et délicatement intitulée « Why Liberals Are Wrong About Everything » (« Pourquoi les libéraux ont toujours tort »).

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En ce moment

Je lis

Terry Pratchett, Tonino Benacquista, Marguerite Duras (mais pas tout en même temps).

J'écoute

Minor Majority, Of Montreal, Nina Simone, Angelfish, Léo Ferré, The National, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Absynthe Minded, Mozart, Stamitz, Bill Evans, The Asteroid Galaxy Tour.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus Fugit

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