American Rhapsody


 
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Jeudi, mars 8 2007

Petite gloire personnelle, le retour

Hop ça y est mon papier est disponible en ligne et y a pas à dire ça fait battre le coeur tout vite de voir écrit mon nom en haut de chaque page... Fière, je suis, et que ceux à qui ça ne plaît pas aillent se faire diagonaliser dans un espace hilbertien.

(Vous pouvez quand même lire mon billet sur Magic là en-dessous)

Litch'tch'(3)

William Goldman est surtout connu en tant que scénariste, notamment pour Butch Kassidy and the Sundance Kid[1] (avec Paul Newman et Robert Redford), Maverick[2] (avec Mel Gibson et Jodie Foster), The Ghost and the Darkness[3] (avec Val Kilmer et Michael Douglas), Heart in Atlantis[4] (avec Anthony Hopkins)... et Magic[5], un film de 1978, réalisé par Richard Attenborough et avec, encore une fois, Anthony Hopkins.

Je précise avant que Philippe ne s'emballe que de tous ces films, je n'ai vu que Butch Kassidy (je regarde des vieux films si je veux et flocon d'avoine[6]).

Revenons à nos agneaux en général et à Magic en particulier. Avant d'avoir été un film, Magic était un roman. Ecrit par William Goldman lui-même. Pour tout dire, j'ai découvert l'existence du film en cherchant de quoi étoffer ce billet maigrichon. Autant vous dire tout de suite que ce n'est pas aisé : apparemment le film n'a pas séduit et le bouquin, non plus. Le film, je ne sais pas. Le bouquin...

L'histoire d'un magicien. Corky Withers, un magicien hors pair, un des plus grands de son époque, un des plus habiles et adroits de ses mains, qui a pendant sept ans tout appris d'un autre colosse du métier. Et qui a trouvé au moyen d'une marionnette de quoi amuser son public en plus de l'étonner de ses tours de cartes. Autrement dit, un client parfait pour le plus grand agent de tous les temps.

Corky, pourtant à l'aube d'un succès phénoménal, se met à souffrir de migraines et de crises de larmes incontrôlées. La pression du succès, après des années de misère et une enfance désabusée, semble trop grande. Lorsque son inénarrable agent lui dégotte une offre juteuse d'émissions télévisées, il refuse de se soumettre à la visite médicale obligatoire qui l'accompagne, et retourne vers sa ville natale. Il y retrouvera, avec les souvenirs de sa famille morcelée (sa mère, alcoolique, l'a abandonné lorsqu'il avait huit ans à un père et un frère intéressés uniquement par des performances sportives que l'enfant malingre était bien incapable d'accomplir), la jolie majorette dont il était amoureux, dépérissant dans un mariage banal avec celui qui était alors le footballeur le plus populaire de la ville.

Goldman plonge le lecteur dans les profondeurs du psychisme de plus en plus en plus perturbé de Corky Withers, jusqu'à atteindre un dénouement quelque peu téléphoné mais néanmoins saisissant. Tout dans Magic contribue soit à établir de solides bases au dérangement mental du personnage principal, soit à en démontrer les effets pour le moins pervers. A la première lecture, le suspense est difficilement soutenable et l'envie d'en savoir plus grandit au fur et à mesure des chapitres ; je le recommande notamment à ceux qui ne connaissent pas les noeuds de l'intrigue...

PS : J'ai lu Martians, Go Home, c'est très divertissant. Agréablement écrit, qui plus est. Et le post-scriptum de l'auteur est assez savoureux.

Notes

[1] Butch Kassidy et le Kid, quelle belle traduction

[2] Maverick

[3] L'ombre et la proie

[4] Coeurs perdus en Atlantis

[5] Magic

[6] AmRhaps est fier de se spécialiser dans l'utlisation d'insultes et autres vilains mots tout aussi inédits que stupides

En ce moment

Je lis

Terry Pratchett, Tonino Benacquista, Marguerite Duras (mais pas tout en même temps).

J'écoute

Minor Majority, Of Montreal, Nina Simone, Angelfish, Léo Ferré, The National, Sarah Vaughan, The Ditty Bops, Absynthe Minded, Mozart, Stamitz, Bill Evans, The Asteroid Galaxy Tour.

Je suis

occupée ouh là beaucoup très très, enchantée par Oscar Wilde (One should always be a little improbable), vaguement improbable, toujours aussi liberté, égalité, schtroumph 1er (merci Plantu).

Pensée profonde

"Partir, c'est mourir un peu. Mais mourir, c'est partir beaucoup."
[Alphonse Allais]

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# Tempus Fugit

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